Belgique

Il fait bien partie des 21 personnes inculpées dans le dossier des fausses procurations de Luxembourg.

Le bourgmestre de Neufchâteau, Dimitri Fourny (CDH), a été inculpé dans le dossier de suspicion de fausses procurations, dans le cadre des élections communales à Neufchâteau, mis à l’instruction le 16 octobre dernier. Les rumeurs circulaient depuis plusieurs semaines. Le mandataire CDH a confirmé l’information au cours d’une conférence de presse quelques heures après l’annonce, par le parquet du Luxembourg, de l’inculpation de 21 personnes dont trois candidats de sa liste Agir Ensemble. “Mon avocat m’a appris que je figure sur cette liste, a-t-il précisé. Je ne dispose pas encore d’information officielle. À ce jour, je n’ai pas été entendu et je n’ai pas accès au dossier.”

Dimitri Fourny a souligné qu’il n’avait rien à se reprocher. “J’entends défendre mon honneur dans les jours et les semaines à venir. J’attends avec une grande sérénité le traitement de ce dossier par la justice, le gouverneur et le Conseil d’État.”

Selon nos informations, il a été convoqué par la justice quand il était en congé. Il a demandé que l’audition soit reportée. Il sera entendu, pour la première fois, le mardi 26 mars. “L’instruction arrive à son terme”, indique Sarah Pollet, magistrate de presse au parquet du Luxembourg. Elle a porté sur le problème de procurations émises au nom de résidents du home Le Clos des Seigneur à Neufchâteau qui ne pouvaient participer physiquement au scrutin communal.

L’enquête

a permis de mettre en évidence l’existence de 18 procurations litigieuses, qui auraient été utilisées dans le but de procurer des suffrages à la liste Agir ensemble.

C’est dans ce contexte que le juge d’instruction, Jacques Langlois, vient de procéder à l’inculpation de 21 personnes, dont 17 étaient reprises comme mandataires dans les procurations litigieuses.

Parmi les inculpés figurent Dimitri Fourny, bourgmestre et député wallon, ainsi que deux candidats de sa liste Agir ensemble et une tierce personne.

Des poursuites sont engagées à leur encontre pour faux en écriture et usage de faux, abus de confiance, avec la circonstance d’abus de faiblesse d’une personne en situation de vulnérabilité, et participation à une association de malfaiteurs, dont deux personnes ont été qualifiées de dirigeantes.