Tamarra est une travailleuse du sexe. Avant l’épidémie, elle œuvrait dans une carrée de prostitution dans le quartier Nord de Bruxelles. Depuis la fermeture de ceux-ci, le 16 octobre, elle n’a plus travaillé : "Je reçois tous les jours des appels de mes clients. C’est un manque pour eux. Ils en ont besoin. Et évidemment c’est un manque pour moi aussi". Elle survit grâce au soutien d’une ASBL qui lui offre des tickets-restaurants : "Certaines de mes collègues travaillent clandestinement. Moi je ne peux pas prendre le risque, déjà par rapport au virus et puis j’ai trop peur des amendes. On sera les dernières à être prises en compte".