"C'est une stratégie possible pour aider à prévenir une troisième vague, mais elle implique une décision politique", confirme le chercheur Pieter Libin à l'agence Belga. Regrouper et analyser des échantillons provenant de plusieurs personnes à la fois permettrait de réaliser des tests PCR de masse, explique Pieter Libin. Le chercheur propose de réaliser des tests par groupes de 32 personnes. En cas de "pool" positif, des tests individuels suivraient.

Selon les calculs d'une équipe de biostatisticiens, d'informaticiens et d'immunologues de l'UHasselt, de l'UAntwerpen et de la VUB, tester tous les citoyens belges sur une base hebdomadaire est possible si 50.000 échantillons PCR sont regroupés et analysés chaque jour.

Pour que cette stratégie fonctionne, il faut également que le nombre d'infections dans la population baisse à 500 cas actifs en même temps. Dans ce cas, 20.000 tests PCR supplémentaires par jour devraient suffire à déterminer qui est réellement infecté.

Un total de 70.000 tests devraient donc être réservés au dépistage massif chaque jour. Ce qui n'est pas impossible: le nombre quotidien d'analyses devrait atteindre 100.000 d'ici la fin de l'année, expliquent les chercheurs.

La population devrait aussi accepter de se soumettre à ces dépistages et de s'isoler si nécessaire. Les personnes appartenant à un groupe testé positif devraient se placer en quarantaine.

Regrouper les tests PCR augmente cependant le risque de manquer un cas. Selon Pieter Libin, la sensibilité du test est cruciale. "Nous avons actuellement jusqu'à 10% de faux négatifs pour les 'pools'", confie-t-il, tout en espérant continuer à expérimenter pour améliorer ce résultat.