La mission de Paul Magnette a été prolongée ce lundi 18 novembre. L'informateur continue donc ses consultations en vue de la formation d'un gouvernement fédéral. Il devra présenter un nouveau rapport au Roi le 25 novembre. Mais s'il a affirmé dans la foulée qu'"un vrai dialogue a commencé à se construire", beaucoup se demandent à quoi cela va aboutir. La coalition de  prédilection du président du PS tendrait vers un arc-en-ciel, alliant les socialistes, les libéraux et les écologistes (ainsi qu'évenutellement le CDH et le CD&V). Une éviction des nationalistes flamands qui ne semble pas si facile à orchestrer et dont la perspective n'enchante pas les membres du parti de Bart De Wever.  

Il n'en faut donc pas beaucoup pour que la N-VA ne monte au créneau. 

À un point tel que Theo Francken s'est offusqué sur Twitter d'un tweet de la présidente des libéraux flamands. Dans ce dernier, Gwendoly Rutten saluait le travail de l'informateur. "La mission est difficile, mais l'informateur Paul Magnette prend les choses au sérieux. C'est nécessaire. notre pays mérite un gouvernement qui met la main à la pâte", a écrit celle qui dirige l'Open Vld depuis 2012. Ce à quoi le nationaliste flamand a rétorqué visiblement ennuyé: "et qui ne touche pas aux poches des flamands". Une remarque postée sur le réseau social à l'oiseau bleu qui n'est pas passée inaperçue. Kristof Calvo (Groen) a relevé cette pique de l'ancien secrétaire d'Etat à la Migration, l'accusant de "continuer à faire campagne" laissant de côté son rôle de négociateur. 

Une foire d'empoignes qui s'est poursuivie puisque Theo Francken a répondu à son tour à l'écologiste flamand jugeant son commentaire peu opportun venant de la part du "leader d'une fraction qui a mis son veto contre le(s) plus grand(s) parti(s) du pays". "Ils ne veulent même pas être dans la même pièce que nous", a ajouté le nationaliste flamand toujours sur Twitter.

Des échanges houleux qui laissent entrevoir les difficultés auxquelles sera encore confronté Paul Magnette dans les jours à venir.