Ce jeudi, au septième jour de l'invasion russe en Ukraine, Dmitri Muratov, prix nobel de la paix russe, a mis en garde contre la menace d'une guerre nucléaire. "Ce serait bien sûr un cauchemar, mais je n'exclus pas la possibilité qu'à un moment donné il y ait effectivement une tentation d'appuyer sur le bouton nucléaire", a-t-il déclaré lors d'une audition devant le parlement européen.

Ces propos ont été partagés sur Twitter par Georges Gilkinet avec comme seul commentaire : "Non, rien..." Assez pour faire bondir une nouvelle fois le président du MR, qui s'est fendu d'un : "L’indécence de confondre nucléaire civil et militaire… Soit de l’incompétence, de la mauvaise foi ou de la manipulation… Non, rien… #lamentable"


Quatre jours après le début de l'offensive russe en Ukraine, le vice-premier ministre Ecolo avait défendu dans un entretien auprès de nos confrères de SudInfo une énergie "indépendante qui ne dépend pas des guerres." "Le nucléaire peut être utilisé comme une arme, pas le vent ni le soleil", avait-il déclaré comme argument pour une sortie du nucléaire en Belgique.

Une déclaration qui avait déjà agacé Georges-Louis Bouchez qui avait rétorqué sur DH Radio : "Je trouve qu'en ces temps troublés, créer la confusion au sein de la population sur le nucléaire civil - qui nous permet de nous chauffer - et le nucléaire militaire, c'est indigne. Les gens ont déjà tellement peur et faire croire qu'une centrale nucléaire peut servir à créer un missile est indigne."

Spectateur de ces nouveaux échanges sur les réseaux sociaux, le secrétaire d'Etat à la relance Thomas Dermine (PS) a pris à son tour la parole dans un tweet. Il pointe la responsabilité du libéral dans les tensions qui affectent les débats sur la sortie du nucléaire : "Je regarde ces échanges avec circonspection. En attaquant ad hominem et en polarisant à l’extrême, on crispe ses partenaires et on crée exactement l’effet inverse à celui désiré. Aujourd'hui, le plus grand obstacle à un débat apaisé sur la prolongation du nucléaire est devenu Georges-Louis Bouchez".