C'est un secret de polichinelle: Tom Van Grieken ne veut pas d'une Belgique unie. Et si cela ne dépendait que de lui, elle prendrait fin avec effet immédiat. En attendant, l'homme fort du parti extrémiste du Vlaams Belang a donné une date claire et précise pour la séparation du pays. "Avec une majorité flamande, l'indépendance unilatérale prendrait effet en 2029", a-t-il expliqué selon De Standaard. D'après nos confrères, il aurait tenu ces propos lors d'un dîner de parrainage du site web nationaliste flamand Doorbraak. Il y était d'ailleurs l'invité d'honneur de ce site au nom assez explicite. Tout comme Jan Jambon, le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA).

La majorité permettrait au bloc flamand de pouvoir négocier cette indépendance totale avec les politiciens francophones. "Soit nous nous asseyons pour parler, soit nous partons chacun de notre côté en 2029. Et s'il s'agit d'un compromis, alors moi, en tant que nationaliste flamand, je pourrai encore l'avaler." Avec beaucoup d’assurance, il a également avoué qu'il voulait "l'implosion du système belge".

Pour le journal flamand, le président du parti d'extrême droite ne se soucie guère des objections internationales et juridiques que susciterait cette indépendance. De plus, Tom Van Grieken a supplié la N-VA d'abandonner l'idée du confédéralisme. "J'espère que la N-VA se rend compte que le modèle confédéral est un mensonge. Travaillons ensemble." Dans quel but? Diviser la Belgique évidemment. "Un large bloc flamand est en vue. Si certaines personnes peuvent déjeuner avec Conner Rousseau, un café avec nous devrait être possible." Avec cette pique, Van Grieken faisait référence au déjeuner des présidents de Vooruit (Conner Rousseau) et de la N-VA (Bart De Wever), le jour où Joachim Coens avait quitté son poste de président du CD&V.

Van Grieken a expliqué qu'il savait comment faire grandir son idée à l'avenir. "Je sais déjà comment faire de la propagande et comment gagner un débat", a-t-il ajouté. "Maintenant, je veux savoir comment fonctionne un parti politique. J'ai même commencé à parler à d'anciens chefs de cabinet et membres de cabinet de l'Open VLD, du CD&V et de la N-VA, des personnes qui savent comment fonctionne un conseil des ministres. Et nous devons investir dans le personnel politique. J'ai déjà promis que chacun de nos groupes comptera bientôt dix employés universitaires." Un programme forcément inquiétant pour l'avenir de la Belgique.