Les bourgmestres de Rumst et de Boom, communes sur lesquelles se déroule l'événement, ont décidé ce jeudi de ne pas autoriser la tenue du plus important festival de Belgique. Selon eux, les risques épidémiologiques sont trop grands et les services de police ne pourront pas assurer pleinement les vérifications des tests ou pass sanitaires. Ils ont aussi invoqué le fait que l'arrêté ministériel qui doit autoriser les événements rassemblant jusqu'à 75.000 personnes n'a pas été publié.

Le ministre flamand de l'Intérieur, Bart Somers (Open VLD) tient à ce que les bourgmestres changent d'avis et a annoncé jeudi soir qu'il s'entretiendra bientôt avec eux. "Ce secteur a beaucoup souffert de la crise du coronavirus et nous l'avons soutenu avec des ressources financières, mais à partir du 13 août, il devrait être à nouveau possible d'organiser de plus grands festivals", a-t-il déclaré auprès de HLN.

"Les bourgmestres restent responsables en dernier ressort, et je veux respecter cela", reconnait-il mais le ministre tient à trouver des solutions. "Je veux voir avec eux quels sont les problèmes et comment nous pouvons les résoudre ensemble. Je pense que nous devrions au moins faire un effort très sérieux ensemble. Je crois que s'il y a de la bonne volonté, il y a des solutions", assure-t-il. 

"Si Pukkelpop est possible, alors je suis convaincu que nous pouvons aussi organiser Tomorrowland", a-t-il martelé.

"Des obstacles que nous pouvons éliminer dans les prochains jours"

De son côté, la ministre fédérale de l'Intérieur, Annelies Verlinden se dit aussi disposée à rencontrer les bourgmestres. "Ils ont peut-être vu des obstacles que nous pouvons éliminer dans les prochains jours", a-t-elle déclaré au micro de nos confrères flamands de la Radio 1. Pour elle, l'argument de l'arrêté ministériel est "étrange". "Cela ne peut pas être une raison pour rendre une décision négative. Le cadre est en place depuis le comité de concertation du 11 mai. Il ne reste plus qu'à l'inclure dans le moniteur belge. Après le Codeco de ce jour, c'est ce qui sera fait", a-t-elle annoncé.

Si la ministre comprend que les services de police sont insuffisants pour assurer les contrôles, elle veut permettre aux entreprises de sécurité privées d'opérer les vérifications du ticket Covid safe. Reveant sur la situation sanitaire en Belgique, pour laquelle les bourgmestres de Rumst et Boom se montrent inquiets, Annelies Verlinden a voulu rassurer : "Les virologues sont bien sûr impliqués dans notre prise de décision. Ils n'ont récemment donné aucun nouveau conseil et la la situation sanitaire dans notre pays a évolué positivement depuis".