Installé aux côtés de son président de parti Georges-Louis Bouchez ce lundi matin, Jean-Luc Crucke a déclaré qu'il démissionnait de son poste de ministre wallon du Budget. "Mes convictions qui, ne vous y trompez pas, sont des convictions libérales, ne sont cependant plus en pleine adéquation avec la ligne de mon parti", a-t-il expliqué, souhaitant démissionner pour ne pas mettre en difficulté son parti "mais aussi, par ricochet, la majorité gouvernementale".

Une annonce qui a évidemment fait réagir la classe politique belge. Sophie Wilmès (MR) a décrit son collègue comme "un homme investi pleinement dans les tâches qui lui sont confiées", et juge donc que sa candidature à la Cour constitutionnelle est une très bonne décision: "L’expérience, les compétences, l’esprit d'analyse, l'assiduité dans le travail de Jean-Luc Crucke sont autant d’atouts qui font de lui un excellent candidat pour la Cour constitutionnelle". Dans les rangs du MR toujours, Pierre-Yves Jeholet évoque "une émotion particulière" suite au départ du gouvernement de celui qu'il qualifie d'ami.



Des compétences également soulignées par Elio Di Rupo, qui remercie le ministre wallon "pour le travail accompli depuis deux ans au sein du gouvernement wallon". "Je tiens à saluer ses compétences, ses grandes qualités morales, son honnêteté intellectuelle et sa sympathie", note encore le ministre-président socialiste. Le Vice-Premier ministre Pierre-Yves Dermagne (PS) confie, lui, que "la démission de Jean-Luc Crucke (l)'attriste". "Il fait partie des personnalités qui jettent des ponts et permettent à la démocratie de fonctionner au mieux".


Zakia Khattabi (Ecolo), s'est elle dite "touchée par la démission de Jean-Luc Crucke" et "par les termes de cette démission, qui devraient nous interpeller collectivement". "Bon vent, où qu'il te mène!", conclut-elle. La co-présidente de Verts, Rajae Maouane, souligne la perte pour le gouvernement wallon d'"un ministre de qualité" et "un vrai libéral aux valeurs fortes et progressistes, qui faisait passer l'intérêt commun avant les intérêts partisans". Chez Ecolo toujours, Céline Tellier, ministre wallonne de l'Environnement, adresse elle aussi quelques mots à Jean-Luc Crucke, "homme de conviction, de dignité, porté vers l’intérêt général, la nuance et le respect mutuel. Conscient aussi des enjeux environnementaux".




Du côté de DéFi, François de Smet "regrette le départ de Jean-Luc Crucke", car "ce libéral social manquera à la Wallonie et à la vie politique", écrit le député.