Belgique

Pour Écolo, il faut relancer l'économie de manière durable


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CHARLEROI "L'heure n'est plus à verdir un coin de programme électoral en campagne, en oubliant ces promesses dès le 8 juin au moment d'élaborer un plan Marshall ou un programme de gouvernement, comme nous l'avons connu en 2004 et 2007." En concluant, hier, le congrès de Charleroi, Jean-Michel Javaux, coprésident Écolo, posait déjà son parti comme l'une des composantes du futur gouvernement.

"L'heure est venue de mener une véritable politique écologique transversale. C'est ce que nous disons aujourd'hui aussi bien aux socialistes qu'aux libéraux : la condition autant que l'opportunité de la modernisation de l'économie, c'est l'écologie."

Le discours n'est plus celui d'un outsider. "Mais un sondage n'a jamais élu un député. Nous devrons convaincre les indécis par nos réponses durables aux crises aiguës et structurelles que nous traversons pour l'instant : il faut adapter nos modes de vie pour qu'ils deviennent durables pour tous. La transition écologique de l'économie n'est plus un vœu pieux mais un impératif absolu", dit-il encore.

Pour les Verts , "la société civile a déjà anticipé ce changement : Écolo ne crie plus seul dans le désert : la base sociale sur laquelle peut se construire cette transition écologique s'est considérablement élargie. Écolo est devenu un choix rationnel aux yeux d'un grand nombre de personnes. Nous ne construisons pas notre projet contre un parti, une idéologie ou un président de parti. Mais bien pour une société plus durable et agréable à vivre pour tous".

Le courant de sympathie doit donc se traduire dans les votes "car il faudra plus de poids pour imposer aux autres partis de mener cette remise en cause du modèle économique". Écolo ne montera dès lors à bord d'une coalition que sur base des projets.

Et la matinée avait été riche en exemples : "Lorsque nous défendons un plan Wallonie isolation, cela se base sur une réalité (27 % du parc immobilier est antérieur à 1929; 65 % n'a pas de double vitrage) et sur l'intégration des dimensions économique (économie des ménages, création d'emploi), sociale (progrès pour la santé) et environnementale (réduction rejets)", soulignait notamment Jean-Marc Nollet.



© La Dernière Heure 2009