Belgique

Un vélodrome construit en zone verte : c’est le dernier héritage de la majorité tripartite de Paul Magnette à Charleroi, un cadeau en droite ligne de l’ancien collège où siégeait Claude Despiegeleer, alors en charge des Sports.

Cette infraction urbanistique grave a été mise au jour dans un rapport d’état des lieux du bureau d’architecture Archibald&Co, mandaté pour la préparation des dossiers de régularisation des permis d’environ-nement.

Pour pouvoir accueillir des manifestations publiques, les bâtiments sont en effet tenus de disposer d’une telle autorisation, qu’ils soient publics ou privés.

Or, trois des infrastructures gérées par l’ASBL Parc des Sports se trouvaient en défaut. C’est en préparant la remise en ordre de leurs situations que le pot aux roses a été découvert : le centre de loisirs de Lodelinsart, la salle Ballens à Monceau où évolue le club de volley féminin des Dauphines et le vélodrome de Gilly sont des installations hors la loi.

Les bâtiments ont été transformés, agrandis voire même construits illégalement, sans permis.

Le cas du vélodrome est le plus spectaculaire : c’est en zone verte, réputée inconstructible, que la ville a choisi de l’édifier. Exactement comme les époux Sagawé à Lobbes, dont la villa vient d’être démolie.

C’est le mandataire PS Maxime Felon, membre de la majorité tripartite, qui a rendu ces éléments publics au conseil communal. Selon l’échevine de tutelle Ornella Cencig (MR), le collège et l’administration n’en ont pas été officiellement informés : on ne retrouve en effet aucune trace d’un courrier daté du 19 novembre du Parc des Sports, dans lequel l’ASBL faisait état de ces griefs.

"Nous avons prévu de réunir au plus vite l’ensemble des parties autour de la table afin de coordonner les actions", dit Mme Cencig. "Les demandes de permis d’environnement doivent être introduites par les exploitants des complexes, et donc le Parc des Sports."

Quant à l’absence de permis d’urbanisme, une régularisation administrative pourrait être organisée, selon le fonctionnaire délégué Raphaël Stokis, "mais elle n’éteindra pas l’action pénale. Si le parquet choisit de ne pas poursuivre, il faudra s’entendre sur une amende transactionnelle. Son coût pourrait s’élever à 25.000 euros par dossier."