Une "analyse des risques psychosociaux" réalisée fin novembre par la société externe Idewe sur demande du président de l'organe confirme que ce contexte semble avoir des impacts bien concrets sur le fonctionnement de l'institution, chargé de contrôler le travail de services aussi cruciaux que la Sûreté de l'Etat, le SGRS (Renseignements militaires) ou encore l'Ocam,

Nombreux sont les témoignages recueillis qui dénoncent le conflit interne entre dirigeants, lequel semble occulter tout le reste. "Le manque de coordination et d'entente entre les membres du comité a un impact délétère sur la clarté des objectifs à atteindre, le respect des rôles de chacun ainsi que le respect et la mise en place de bonnes procédures de travail", conclut le rapport. "Ceci cause une souffrance psychosociale pour tout le monde dans l'organisation, tous niveaux hiérarchiques confondus".

Au rang des chantiers prioritaires pour corriger la situation, le cabinet propose de s'attaquer à la politisation du Comité R. "Il est important de réaliser l'impact néfaste d'un fonctionnement fortement influencé par les idéaux et les affinités politiques", note l'audit.

Les deux conseillers et le président du Comité R n'ont pas souhaité s'exprimer à ce sujet dans Le Soir. Ils seront tous trois entendus lors de prochaines auditions en commission parlementaire.