Si la crise politique semble donc être dans notre dos, on est encore loin d’être débarrassé du Covid-19. La gestion de la crise sanitaire liée au coronavirus (avec lequel “nous devrons vivre encore un certain temps”), c’est logiquement le premier chapitre de l’accord.

Objectif : développer une stratégie “réaliste”, à la fois socialement viable et économiquement faisable, avec les entités fédérées pour éviter, au maximum, un nouveau confinement total. Le gouvernement désignera un commissaire/intendant, avec un mandat de 12 mois (renouvelable pour 6 mois), pour assurer la coordination des politiques de santé entre le niveau fédéral et les entités fédérées.

“Un retour à la nouvelle normale”

“Pour éviter la lassitude” face au Covid-19, l’équipe Vivaldi veut un nouveau contrat avec les citoyens, les entreprises et les institutions, avec des mesures compréhensibles et “vécues comme sensées”. La communication sera professionnalisée et adaptée en fonction de groupes cibles. On sait que la Cellule d’évaluation (Celeval) élabore un baromètre épidémiologique, soit un cadre à long terme pour indiquer comment la société peut fonctionner de manière optimale en tenant compte de la présence de ce fichu virus.

Il faudra notamment veiller aux contacts sociaux (“comme le principe de la bulle” – de retour…) et à rendre possible une vie socioculturelle riche, “y compris les événements avec un public”, indique l’accord.

Le Plan stratégique interfédéral de santé publique Covid-19, déjà approuvé en conférence interministérielle, doit être mis en œuvre. Comment ? Une première ligne de défense visera à détecter le virus en permanence. La pratique actuelle sera maintenue mais des augmentations de prélèvement et de dépistage de pointe devront permettre de réagir “à terme” dans les 24 heures et de maîtriser rapidement une éventuelle épidémie. On examinera comment l’usage fréquent de tests (autotests) peut aider à un retour “à la nouvelle normale”. Le flux d’informations entre les centres d’appels de suivi des contacts, les médecins généralistes et les autorités locales sera affiné.

Toutes les technologies possibles seront explorées (applications volontaires sur smartphone, lecture d’un code QR comme enregistrement…) et le gouvernement encouragera l’innovation dans ce domaine, notamment par le biais de hackathons – des marathons de programmation au cours desquels des groupes de développeurs volontaires se réunissent pendant une période donnée pour travailler sur des projets de manière collaborative.

Des équipes hospitalières mobiles

La deuxième ligne de défense consiste à se préparer face à une nouvelle vague épidémique et à ajuster la riposte. Des actions concrètes seront prises selon le risque d’infection ou le niveau de menace en fonction de cliquets. Le cas échéant, les maisons de repos et/ou de soins et les autres établissements de soins (pour personnes handicapées, entre autres) pourront compter sur l’appui d’équipes hospitalières mobiles. Sur ce point, la leçon a été tirée de l’hécatombe de la première vague, au printemps 2020.