Pour la FAPEO, qui a dénoncé mardi dernier ce courrier auprès des ministres de l'Éducation Caroline Désir (PS) et de l'Enfance Bénédicte Linard (Ecolo) -qui exerce la tutelle sur l'ONE-, pareille question viole le respect de la vie privée et met les parents sous pression.

Elle s'interroge aussi sur la manière dont les parents qui ne maîtrisent pas la langue française auront compris cette communication.

La FAPEO rappelle que la campagne de communication autorisée dans les écoles bruxelloises visait à amener enfants et parents à pouvoir librement décider de la vaccination, selon le principe établi du "consentement éclairé".

L'objectif poursuivi par cette campagne d'information était de présenter aux intéressés les avantages et les inconvénients de la vaccination de la manière la plus claire possible.

La FAPEO rappelle à cet effet que la communication autorisée par les autorités visait à informer les parents que les bénéfices individuels de la vaccination pour leur enfant sont faibles, mais que celle-ci est préconisée pour protéger les autres membres de la collectivité d'une forme grave du covid. Et ce sans faire l'impasse sur le fait que les effets secondaires graves d'une vaccination, même s'ils sont très rares, restent néanmoins possibles.

Sollicitée par Belga, l'ONE a d'abord tenu à préciser qu'il n'y avait aucune obligation pour les parents de remplir ce formulaire. Et que celui-ci ne visait nullement à remettre en question le droit au refus vaccinal, ni à créer une discrimination entre vaccinés et non-vaccinés.

"L'objectif vise à comprendre les raisons du refus, de manière à mieux sensibiliser en fonction des réserves communiquées par le public pour, in fine, améliorer la couverture vaccinale. Par exemple, grâce à ces données qualitatives, la Commission communautaire commune (COCOM) pourra travailler à une série d'outils, dont des foires aux questions adressant objectivement les réticences évoquées", explique l'ONE.

Quant aux craintes exprimées par la FAPEO pour les parents ne maîtrisant pas suffisamment la langue française, "cette nécessité a bien été prise en compte car des traductions ont déjà pu être réalisées et d'autres sont actuellement en cours et devraient prochainement être mises à disposition des écoles", assure l'office.

Et celui-ci de préciser que la communication en question s'inscrit en réalité dans le cadre du programme général de la Fédération Wallonie-Bruxelles en matière de vaccinations dans les écoles. Des communications similaires sont donc adressées à l'occasion d'autres campagnes vaccinales, comme la rougeole-rubéole-oreillons, le tétanos, le HPV Papillomavirus, etc.