Il a tenu sa première réunion lundi, a annoncé la ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden. Des interventions policières visant des jeunes ou des enfants ont suscité la polémique ces derniers mois, par exemple en janvier dernier à la suite d'une manifestation dans le centre de Bruxelles contre les violences policières ou au mois de juin 2020 quand des enfants qui avaient tenté de voler un scooter à Saint-Gilles avaient été menottés alors que l'un d'eux n'avait que 13 ans.

"Ces dernières années, force a été de constater une augmentation des tensions entre les jeunes et la police, entre autres lors d'interventions à l'occasion de manifestations et de contrôles d'identité. Dans certains cas, cela a conduit à des expériences dramatiques et suscité l'incompréhension des jeunes face aux interventions de la police, parfois à tort peut-être. Quant aux policiers, ils ont commencé à avoir le sentiment que les jeunes ne les respectaient pas", a souligné la ministre dans un communiqué.

Le groupe de travail est constitué de représentants de l'appareil pénal, des organisations de jeunesse, des délégués aux droits de l'enfant des deux Communautés, des membres cabinets des ministres de la justice et de la jeunesse, etc. Il planchera sur un "kind- en jongerentoets", soit un outil d'évaluation des processus policiers d'après les droits de l'enfant.