Alors que la Belgique compte actuellement quelque 10.836 personnes testées positives au coronavirus dont 431 d'entre elles ont succombé des suites de la maladie, une question se lit sur toutes les lèvres: quand va-t-on atteindre le pic de cette épidémie qui terrasse notre pays depuis plus d'un mois ?

Interrogé sur le sujet, ce mercredi 25 mars, Emmanuel André, virologue et porte-parole interfédéral coronavirus, avait assuré que nous n'avions pas encore passé ce fameux pic. Un professeur de microbiologie a quant à lui apporté une lueur d'espoir ce dimanche 29 mars sur le plateau de l'émission De Zevende Dag.

Pour Herman Goossens, la question du pic ne peut être abordée que par l'équipe de biostatisticiens de l'UHasselt. C'est d'ailleurs ce groupe dirigé par Niels Hens qui a apporté la potentielle bonne nouvelle au microbiologiste. " Hens est presque sûr à 100% que la courbe s'aplatit, a détaillé Herman Goossens. Mais il dit aussi qu'il est très important de respecter les mesures. Si elles ne sont pas suivies, la courbe va de nouveau augmenter de façon exponentielle".

"Des annonces prématurées irresponsables et dangereuses"

Une sortie qui a fortement déplu à la ministre de la Santé, Maggie De Block. " Des annonces prématurées, comme celle-ci, sont irresponsables et très dangereuses. Il est plus important que jamais de persévérer et continuer. Le virus n'a pas encore été vaincu", a écrit sur Twitter la libérale flamande.

Ce n'est pas le seul point de friction entre Herman Goossens et Maggie De Block. En effet, le microbiologiste a contredit la ministre au sujet de la meilleure façon d'aborder la quarantaine pour les personnes vivant sous le même toit. Selon lui, il faut impérativement séparer les couples, par exemple, si l'une des deux personnes tombe malade. Une idée qu'avait rejetée plus tôt la libérale flamande. "Si un couple dort ensemble depuis quarante ans, il ne sert à rien de les séparer en cas d’infection, ça n'a pas de sens", avait-elle estimé.