Le président du CPAS de Bruxelles le propose

LIÈGE Yvan Mayeur, président du CPAS de Bruxelles et député fédéral PS, a présenté mercredi au CPAS de Liège une proposition de loi déposée à la Chambre le 28 août dernier, visant à modifier la loi du 7 août 1974 qui institue le droit à un minimum de moyens d'existence. Cette loi permet au CPAS d'octroyer, pour des raisons d'équité, le minimex à des jeunes qui poursuivent leurs études.

Cette proposition s'inspire des dispositions de la loi du 12 janvier 1993 contenant un programme d'urgence pour une société plus solidaire rendant obligatoire le contrat d'intégration sociale dans l'octroi du minimex aux jeunes de 18 à 25 ans.

`En 1998, nous avions 634 dossiers d'étudiants bénéficiant du minimex pour un coût avoisinant les 100 millions, explique Claude Emonts, président du CPAS de Liège. Le CPAS prenait en charge 35 millions. Nous ne contestons pas le droit au minimum pour les étudiants, mais nous devons obtenir les moyens de mettre en pratique cette politique.´ La proposition estime ainsi que l'Etat devra intervenir à raison de 90%.

L'auteur propose de limiter cette intervention aux étudiants (enseignement secondaire, supérieur ou universitaire) ayant conclu un contrat d'intégration avec le CPAS. Hormis le suivi de l'étudiant, ce contrat stipule que l'octroi du minimex prendra fin si l'étudiant démontre son désintérêt pour les études par manque d'assiduité.

Le phénomène des étudiants ne pouvant plus être soutenus par leurs parents s'est largement amplifié durant les années 1990. Quelque 26% des bénéficiaires du minimex ont moins de 25 ans, 30% de ces jeunes sont étudiants, à raison de 50% dans le secondaire et 50% dans le supérieur.

`Nous sommes dans un processus d'aide active car réussir des études est le meilleur moyen pour un jeune de ne pas se retrouver plus tard au CPAS ou au chômage. Ça coûte en fait moins cher à la collectivité qu'une personne qui y reste toute sa vie!´, a soulevé Bruno Rigo, président du CPAS de Mons.