L’intention du nouveau gouvernement est de recruter 1 600 policiers chaque année, dont des profils spécialisés. Pour y arriver, Annelies Verlinden compte raccourcir le processus de sélection. Plus question d’attendre jusqu’à dix mois avant de commencer une formation de policier. Elle veut se baser sur l’e-learning aussi pour y parvenir. "On a décidé d’injecter 50 millions supplémentaires l’année prochaine. Une très grande partie de ce budget sera consacrée au recrutement mais à côté de cela, on va investir dans l’innovation et la digitalisation au sein de la police. Pour lutter contre la cybercriminalité, on doit équiper le personnel avec les moyens nécessaires pour combattre cette criminalité".

Attirer ceux qui ont perdu leur emploi avec la crise

La diversité est également essentielle pour la nouvelle ministre : "C’est très important que le contingent soit représentatif de la société si on veut instaurer plus de respect, c’est important que la société se reconnaisse au sein de la police. La diversité, cela va plus loin que le genre. C’est aussi les gens de tous les horizons. Pour trouver des profils plus diversifiés, la communication est importante. Il faut convaincre les nouveaux profils. Avec la crise sanitaire, il y a beaucoup de gens qui ont perdu leur emploi. Peut-être que servir comme policier serait intéressant pour des jeunes. Il faut aussi trouver une manière d’intégrer la diversité dans les épreuves de sélection. On a lancé un marché public qui sera attribué l’an prochain pour inclure la diversité dans la sélection et la formation. Des campagnes sont prévues. Le déficit vient aussi du fait qu’il faut davantage convaincre de futures recrues."

Pour ce qui est des priorités en matière de sécurité, Annelies Verlinden cite la lutte contre la criminalité organisée. " Que ce soit en matière de drogue, d’extrémisme, de terrorisme ou de cybercriminalité. La sécurité routière est également importante. On va se focaliser sur les contrôles alcool, drogue, téléphone au volant, etc. Là aussi, il faut attirer de nouvelles recrues parce que la police de la route n’a pas assez d’effectifs et il faut équiper ces policiers avec les moyens nécessaires. On peut aller plus loin en matière de digitalisation pour optimaliser les interventions. L’objectif est qu’un conducteur sur trois soit contrôlé chaque année ."

Un autre projet est sur la table, celui d’un nouvel uniforme : " C’est important parce que l’uniforme date d’il y a 20 ans. Ce n’est pas juste une question de mode. Mais c’est aussi pour la reconnaissance des policiers. Ce changement doit être inclus dans l’amélioration de leur statut. Ce n’est pas purement un projet fashion, c’est aussi pour leur faciliter leurs mouvements, pour leur permettre d’être plus flexibles. C’est une opération coûteuse mais utile ."