Le gouvernement wallon s'est doté d'un plan de lutte contre le radicalisme violent en dix mesures concrètes, dont une équipe régionale mobile pour la détection de la radicalisation, rapporte L'Avenir samedi. 

Ce Plan de lutte contre le radicalisme violent s'inscrit dans le cadre d'un protocole signé entre la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Région bruxelloise et plusieurs Villes wallonnes et bruxelloises.

Le ministre-président Willy Borsus (MR) rappelle "qu'on ne peut pas dire que le phénomène de la radicalisation ne concerne pas telle ville ou telle commune. On n'a pas le droit d'être hasardeux. On doit être rigoureux et équilibré dans les mesures".

Le plan comporte 10 mesures concrètes et bénéficie d'une enveloppe de 4,4 millions d'euros.

Parmi les mesures envisagées: la création d'un "Centre régional d'expertise en matière de prévention du radicalisme violent" rassemblant les professionnels de la Wallonie; la mise en place d'une équipe régionale mobile "afin d'améliorer la couverture du territoire wallon en matière de services de formation à la détection du radicalisme"; un répertoire des lieux sensibles afin d'y maintenir une vigilance plus particulière; une formation des agents du SPW aux réalités de terrain liées au radicalisme; la mise à disposition de moyens pou décrypter les informations qui circulent sur les réseaux sociaux et développer l'esprit critique; des efforts renouvelés de formation des détenus pour faciliter leur sortie de prison et leur réinsertion.