De cette manière, le reste des soins ordinaires peuvent être poursuivis partout. "Nous allons tout faire pour répartir davantage", assure M. Facon. "Lors de la première vague, nous avons attendu relativement longtemps. Les soins non urgents ont été annulés partout, si bien que de nombreux hôpitaux disposaient de lits libres. A ce moment-là, nous ne savions pas non plus si la Belgique entière allait passer au rouge ou si cela allait surtout être grave dans certaines régions. La conséquence est que dans certains hôpitaux, la pression était énorme alors que dans d'autres pas du tout", observe-t-il.

Les patients seront donc dorénavant répartis. Ce qui offre un autre avantage, celui de soulager les services. Car si la pression est trop conséquente sur un service, la mortalité augmente.

L'objectif est que les patients traités pour le Covid-19 soient d'abord répartis au sein du réseau hospitalier. Si la situation au cœur de ce réseau n'est plus tenable, alors les patients sont transportés à l'intérieur, voir au-delà de frontières provinciales. "Mais nous ne pouvons pas non plus transporter un patient depuis Liège vers Courtrai", signale à titre d'exemple le directeur général.

Le fil conducteur de l'approche hospitalière est qu'il faut tant que possible garantir la continuité des soins ordinaires.