La loi Salduz existe depuis dix ans et permet aux suspects de parler gratuitement avec un avocat avant leur première audition. La nationaliste flamande Zuhal Demir plaide pour une loi similaire pour les victimes, pointant qu'elles ignorent souvent à quoi s'attendre alors que les suspects sont, eux, préparés pour leur interrogatoire.

Mme Demir souhaite dans un premier temps permettre aux victimes qui se rendent dans les centres de prise en charge des violences sexuelles (CPVS) de disposer de l'aide d'un avocat spécialisé. Ce qui serait possible avec l'aide juridique de première ligne régionale. Elle a dès lors entamé des discussions avec le gouvernement fédéral, responsable de ces centres.

La ministre flamande souhaite plus largement permettre à toute victime de disposer d'une aide juridique gratuite. Une telle loi relèverait toutefois de la compétence fédérale.