"Nous proposons cette allocation, cumulable, pour tous les jeunes, parce qu'ils sont les grands oubliés de cette crise", défend lundi Mme Maouane dans les pages de l'Avenir. "(Cette crise) fait ressortir et intensifie les inégalités qui existaient déjà entre les jeunes. Pas moins de 23.000 jeunes ont recours au revenu d'intégration. Ils sont confrontés aux difficultés des débouchés en adéquation avec leur diplôme. Les étudiants jobistes enregistrent des pertes sèches. Ils sont désarmés face aux difficultés d'orientation entre leurs envies et ce qu'on leur offre. Cette allocation serait un droit individuel inaliénable pour les aider à démarrer, à entreprendre ce dont ils ont envie", selon elle. 

Le montant de cette allocation serait de 460 euros par mois. Elle serait versée aux 1,350 million de jeunes Belges âgés entre 18 et 25 ans, ce qui représenterait une dépense de 3,2 milliards d'euros. Un coût non-négligeable, reconnaît la co-présidente des Verts pour qui tout est une question de choix politiques. "Nous estimons qu'il faut investir dans les jeunes. La Sécurité sociale, c'est 100 milliards par an. Regardez, on a désinvesti dans les soins de santé, on a fait des choix, on voit ce que cela donne".

 Invitée également de La Première (RTBF) lundi matin, Rajae Maouane a aussi regretté que les jeunes aient souvent été pointés du doigt pour des comportements jugés irresponsables en cette période de crise pandémique. Sans nier certains excès, la co-présidente des Verts estime que ceux-ci ne peuvent toutefois pas être généralisés à tous. A ses yeux, le monde politique n'a pas assez écouté tous ces jeunes en difficultés ces derniers mois, et n'a pas non plus suffisamment communiqué en leur direction.