Le nombre de contaminations enregistrées dans notre pays continue à augmenter, à tel point que des experts tels qu’Yves Coppieters et Yves Van Laethem commencent à parler de troisième vague.

Le variant britannique du Covid, plus contagieux que la souche qui sévit depuis maintenant un an, ne serait pas étranger à la remontée du nombre de cas. Selon l’infectiologue Marc Van Ranst, interrogé par nos confrères de Het Laatste Nieuws "le variant gagne du terrain" en Belgique et "on doit en tenir compte."

Dans la commune d’Houthulst (Flandre occidentale), deux tiers des résidents d’une maison de repos, soit 75 personnes, ont été contaminés par ce fameux variant britannique. En à peine une semaine, le nombre d’infections par ce même variant du virus dans la commune est passé de 8 à 53.

Par mesure de précaution, la commune a décidé d’interdire toutes les activités sociales. Seules les écoles, les services de garde d’enfants et les services médicaux restent ouverts pour l’instant.

Dans la province d’Anvers, une école primaire d’Edegem ainsi qu’un autre établissement de Kontich n’ont pas pu ouvrir ce lundi suite à la découverte d’une infection à ce même variant.

Et comme cette souche du virus est beaucoup plus contagieuse que celle que nous connaissons depuis un an, on peut s’attendre à ce qu’elle entraîne la fermeture prochaine d’autres établissements.

Pour Dirk Devroey (VUB), la Belgique fait face à une bombe à retardement. "La moindre étincelle peut mener à la catastrophe. Il y a encore trop d’incendies qui couvent dans notre pays", a précisé le professeur de médecine générale, auprès de nos confrères du Morgen.

Selon Dirk Devroey toujours, il aurait fallu resserrer la vis il y a un mois. "Si nous avions opté pour un lockdown plus strict en décembre, nous pourrions aller chez le coiffeur à l’heure actuelle", a-t-il déclaré au quotidien flamand.

Pour Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus, le virus circule déjà largement en Belgique. "Contrer un variant qui s’adapte mieux que le précédent, c’est impossible. Mais on peut ralentir son expansion au maximum. Il faut s’attendre à ce que cette nouvelle souche, qui a un rayonnement supérieur, prenne la place de l’autre. Étant donné que ce variant peut contaminer plus de personnes, il va prendre une place de plus en plus grande. Ce que nous devons faire, c’est le contrer via des mesures plus strictes comme le respect de la quarantaine ou le testing. C’est comme ça qu’on arrivera à battre cet ennemi", dit-il à La DH.

La population belge risque donc d’être de plus en plus confrontée à ce nouveau type de virus. Ce dernier risque bien de provoquer une augmentation des cas sur notre territoire, voire de provoquer une nouvelle vague.

"Elle arrivera plus ou moins vite. Il n’y a pas que la souche britannique du virus qui nous concerne. Il y a tout un paquet de variants. Nous devons maintenant reprendre les chiffres et analyser l’expansion du virus pour voir où il en est chez nous. Et, si besoin, nous prendrons de nouvelles mesures", a-t-il précisé.