Le 1er octobre, les boîtes de nuit vont enfin pouvoir rouvrir, plus d’un an et demi après leur fermeture. C’était au moment du premier confinement.

Si la date était avancée depuis de longues semaines, elle restait soumise aux discussions du Codeco.

Ce vendredi, il a donc été décidé de laisser un des seuls secteurs qui n’avaient jamais connu d’assouplissements reprendre ses activités. Une bonne nouvelle, évidemment, même si les patrons d’établissement restent sur leurs gardes. "Honnêtement, je m’en fous un peu, assure Marc Susini, patron du Doktor Jack et de l’Acte 3, deux boîtes situées à Braine-l’Alleud. Évidemment que c’est une bonne nouvelle, mais j’attends encore de voir quels protocoles on va nous pondre. Et puis quid des aides ? Actuellement, toutes les aides pour l’Horeca se terminent le 30 septembre. Imaginez qu’on rouvre le 1er octobre sans aides ? Ce serait plus qu’une gifle, pour ne pas être impoli."

Des décisions doivent évidemment être prises au niveau politique, même si l’on n’imagine pas une reprise sans aides. Ce sont les régions qui vont d’ailleurs définir non seulement les aides, mais aussi les protocoles, sur base des règles émises par le fédéral. "Celle dont nous avons le plus besoin, c’est la baisse de la TVA. C’est le seul moyen de nous laisser faire des bénéfices au moment de la reprise."

De son côté, le Covid Safe Ticket est vu comme une bonne solution. "Je n’imagine pas une reprise sans ça, lance-t-il. Je trouve déjà que c’est un peu tôt pour reprendre car on est encore loin d’être débarrassé de ce virus. Je n’aurai aucun problème à devoir contrôler un pass à l’entrée, je trouve cela assez naturel vu le contexte."

Du côté bruxellois, on attend aussi le protocole, les mesures complémentaires prises par la Région bruxelloise, ainsi que les aides financières nécessaires à la relance. "On sait très bien comment les choses marchent. Les experts conseils et les politiques décident dans les grandes lignes. Pour les détails, il faudra suivre l’évolution des choses, c’est encore très flou pour nous", confie Lorenzo Serra, porte-parole de Brussels By Night Federation.

Autant dire que les jours et semaines à venir seront décisifs pour un secteur qui va devoir remettre des centaines de personne au travail et retrouver des habitudes perdues depuis trop longtemps.