"Je ne peux me remémorer un (autre) atterrissage sur un aéroport où la langue locale n'était pas utilisée lors de l'accueil".

Une députée flamande, Lieve Maes (N-VA), s'est émue, dans une question posée au ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts, du faible usage fait, selon elle, du néerlandais par les compagnies aériennes étrangères desservant l'aéroport de Bruxelles-National. Et M. Weyts lui a répondu qu'"à son regret", la question ne pouvait être réglée ni par la loi (fédérale) ni par décret (régional). Dans sa question, Mme Maes fait référence à un vol effectué vers Brussels Airport à bord d'un avion de la compagnie britannique British Airways dans lequel toutes les annonces étaient faites en français et en anglais "en dépit du fait que le néerlandais est ici la langue officielle et de nombreux clients néerlandophones".

 Je suis consciente qu'il n'est pour les compagnies aériennes étrangères pas facile de trouver du personnel qui maitrise le néerlandais. On devrait pouvoir faire les annonces au moyen de bandes (enregistrées)", ajoute l'élue nationaliste.

Dans sa réponse, M. Weyts (N-VA lui aussi) constate que la Constitution consacre le principe de la liberté en matière linguistique et ne prévoit des limitations que dans un certain nombre de cas précis, régis par la loi.

"La langue que les compagnies aériennes utilisent à bord d'un avion dans leurs relations avec les passagers ne tombe pas sous l'un de ces domaines et est donc libre. D'un point de vue commercial, il est en effet sage de tenir compte dans l'accueil des passagers de la langue locale au départ ou à l'arrivée. C'est aux compagnies de faire usage de la bonne volonté nécessaire. L'exploitant de l'aéroport (la compagnie Brussels Airmport, ndlr) peut attirer l'attention des compagnies aériennes sur ce point", a conclu M. Weyts.