Julie, Nicolas et leur fils de 4 ans abandonnent tout en Californie pour rentrer.

Le soleil californien, la vie à l’américaine, les palmiers, les paysages à couper le souffle : Julie et Nicolas les partagent au quotidien depuis qu’ils sont installés sur la côte ouest des États-Unis. Cela fait trois ans qu’ils y résident avec leur petit garçon.

Mais le rêve vient de se transformer en cauchemar pour cette famille originaire de Bruxelles. La situation les oblige à rentrer dans l’urgence en Belgique. "C’est un choix qui s’imposait à nous. On a pris cette décision en quelques heures. La pression a commencé à monter quand on a vu grimper l’augmentation de la vente des armes de plus de 1 000 % ici !", s’exclame Nicolas. Un autre facteur, et non des moindres, l’a convaincu de plier bagage : "Je me suis dit que si nous devions être hospitalisés, mon épouse et moi-même, en même temps, notre fils de 4 ans se retrouverait seul ici, sans notre famille."

Ajoutez l’angoisse liée aux frais d’hospitalisation exorbitants outre-Atlantique. "Sans compter la peur de se retrouver sans emploi, du jour au lendemain et sans aucune protection financière", ajoute Julie.

De quoi pousser la petite famille à rentrer au plus vite, le cœur brisé de laisser une vie construite depuis trois ans sur place mais l’esprit rassuré à l’idée de trouver davantage de sécurité en Belgique. "Nous avons contacté le service belge des Affaires étrangères et ils nous ont dit qu’aucun rapatriement ne serait organisé étant donné qu’il avait déjà été conseillé aux Belges de rentrer", poursuit Julie.

Un trajet hors de prix

Une fois les caisses faites dans l’urgence, les valises bouclées, il a fallu trouver un moyen de rentrer. Un véritable parcours du combattant pour cette famille qui ne devrait arriver que ce dimanche sur le sol européen. "Ce fut la galère pour trouver des billets. J’en ai même vu à 60 000 euros pour nous trois ! Nous sommes parvenus à trouver un moyen de rentrer en trois étapes dimanche prochain. Notre hantise est d’être coincés dans un aéroport avec des vols définitivement annulés. Nous avons également dû louer une voiture pour faire le trajet Paris-bruxelles. Rien que pour cette location, nous en avons pour 700 euros !"

Un voyage qui s’annonce difficile auquel il faut ajouter la peur de contracter le virus en cours de route. " Nous sommes parvenus à nous équiper de masques, de gel et de produits désinfectants pour le trajet mais nous le ferons la peur au ventre."

Une fois arrivée en Belgique, la petite famille compte bien entendu s’isoler totalement pour une période de 14 jours.