" La moyenne hebdomadaire a augmenté progressivement pour atteindre 90 nouveaux cas journaliers de Covid-19. Ces derniers jours, le nombre des nouvelles contaminations rapportées quotidiennement est monté à 130. Nous ne devons pas nous endormir car nous allons dans la mauvaise direction. Plus d'attention est désespérément nécessaire ! ", a-t-il partagé sur le réseau social.


"L'épidémie, c'est nous"

Contacté par la DH, le virologue de la KUL a précisé le fond de sa pensée.

Selon lui, il est encore trop tôt pour évaluer un éventuel impact des retours des voyageurs sur les contaminations. Ce n'est que dans quelques semaines que de possibles fluctuations dans les données pourront être observées.

Dès lors, il avertit au sujet d'une trop grande négligence constatée dans la population. C'est ce relâchement qui expliquerait cette hausse des cas ces derniers jours, selon le virologue.

"Notre société s'ouvre, s'active, de plus en plus. Cette hausse peut donc aisément s'expliquer. Les gens ont plus de contacts sociaux et respectent moins les gestes barrières. L'épidémie, c'est nous. La situation actuellement n'est certes pas catastrophique mais il ne faut pas se reposer sur ses lauriers et continuer à agir avec prudence au risque de perdre le contrôle sur l'épidémie."

Marc Van Ranst milite ainsi pour une prise de conscience et un réveil collectif afin d'empêcher, ou tout du moins ralentir, cet accroissement des cas de coronavirus en Belgique.

Hausse pour la troisième journée consécutive

Pour la troisième journée consécutive, le nombre de contaminations au Covid-19 a augmenté en Belgique , pour atteindre les 90 nouveaux cas en moyenne, selon les chiffres de Sciensano.

D'autres experts se sont également exprimés sur cette hausse rencontrée depuis plusieurs jours. Ils ont quant à eux tenu à rester plus optimistes. "Ce sont des fluctuations que nous avons vues venir: nous sommes sur un plateau depuis un certain temps. Je m’attends à ce que les chiffres fluctuent autour de ce niveau tout l’été" , a estimé pour sa part Geert Meyfroidt, médecin intensiviste à l'UZ Leuven. L’épidémiologiste Pierre Van Damme a également relativisé, insistant toutefois sur la nécessité de "garder cela à l'oeil".