Ce dimanche soir, une photo n'est pas passée inaperçue sur les réseaux sociaux. En effet, on y voit les poubelles d'un Panos débordant de pains ou autres couques invendues, qui s'apprêtent à être jetées, à Anvers. Sur Facebook, ces clichés ont soulevé l'indignation, au vu de la pauvreté dans laquelle se trouvent de nombreux citoyens et la réelle pénurie alimentaire qui nous menace.

Sur Radio 2, Nele Van Malderen, directrice de la communication de La Lorraine Bakery group, maison mère de Panos, a voulu se justifier. “Ce n’est effectivement pas un joli tableau", a-t-elle commencé. "Mais les quantités sont très faibles. Dans tous nos magasins, l’excédent ne dépasse pas 1,5 ou 2 % de ce qui est vendu au total. Avec les produits frais, il est impossible de prévoir exactement la quantité qui sera vendue.”

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Pour combattre ce phénomène de perte, Panos essaye de trouver des solutions. “Quatre-vingt pour cent de nos magasins Panos situés en ville proposent leur surplus via l’application Too Good To Go. Nous visons les 100 %. Nous collaborons également avec la Banque alimentaire ou d’autres organisations”, assure Nele Van Malderen.

L'une de ces solutions ne serait-elle pas de proposer ces invendus à ses travailleurs? Sur les réseaux sociaux, ces derniers ont confirmé qu'ils ne pouvaient pas les reprendre. Une version confirmée par Nele Van Malderen, qui estime que c'est le cas dans bon nombre d'autres établissements.