Sur les autoroutes wallonnes, comme en France, les risques de pollution et les coûts pourraient être réduits

NAMUR Si vous êtes partis en vacances en France ces dernières années, vous avez sans doute remarqué que sur certaines aires autoroutières de l'Ouest ou du Sud du pays, les pompes à essence ne se trouvent que sur un seul côté de l'autoroute.

Une petite révolution qui permet de nombreuses économies tant en matière d'architecture (un seul bâtiment au lieu de deux) que de pompes à essence et de citernes. Enfin, le plus intéressant se situe au niveau de la pollution potentielle des sites. En effet, elle est réduite de moitié puisque les pompes ne se trouvent plus que sur un seul côté.

Devant ces nombreux avantages, on peut se demander s'il est possible de voir un jour un tel projet en Région wallonne. Le ministre wallon de l'Environnement, Benoît Lutgen, n'est pas contre, loin de là : "De telles concentrations de pompes à essence seraient une bonn e chose. Spontanément je pense à celle de Wanlin ou à d'autres en province de Luxembourg où l'on recherche par ailleurs toujours des terrains pour d'autres projets. Une seule aire d'autoroute permettrait donc de libérer des terrains. On doit donc y penser pour de nouvelles concessions, même si je suis conscient que les mentalités doivent encore évoluer pour que de tels projets voient rapidement le jour. On aurait par exemple pu le faire à Wavre."

Le ministre Daerden devrait y penser pour la sécurité

Au MET, on souligne que de telles aires d'autoroute peuvent être réalisées techniquement en Wallonie, mais qu'aucun projet n'est à l'ordre du jour. Toutefois, s'il existe une volonté politique, des projets pourraient voir le jour.

Au MET et à la police fédérale, on souligne aussi que ce serait plus facile pour la sécurité des parkings; "Les vols dans les camions seraient plus faciles à combattre notamment."

On peut donc se demander ce qu'attend le cabinet du ministre Daerden pour lancer une étude ou un projet. Sans doute aura-t-il l'occasion de discuter avec Lutgen et le MET lors de la rentrée politique



© La Dernière Heure 2007