Ce vendredi en milieu d’après-midi et comme elle en a souvent pris l’habitude ces derniers temps, la Police Fédérale a publié un avis de recherche sur sa page Facebook officielle (NDLR : Belgian Federal Police). Le contenu fâche, puisqu’il est demandé aux citoyens qui étaient présents au Bois de la Cambre à Bruxelles le 1er avril dernier, de « dénoncer » les personnes qui s’étaient rassemblées illégalement dans ce lieu ce jour-là. 

"Qui reconnait ces individus ? Rassemblement La Boum au Bois de la Cambre à Bruxelles le 01/04/2021", peut-on ainsi lire, avec les photos des individus recherchés. Une publication qui a largement été commentée, en quelques heures à peine, et qui a eu plus de 1.000 partages. Et surtout, une publication qui a été fortement contestée par une majorité d’internautes. Des avis presque toujours dans le même sens : défavorables aux forces de l’ordre. Sur ce coup, la police s’est-elle plantée en matière de communication ? Avant le week-end du 1er mai, ce n’était peut-être pas le meilleur moment pour diffuser ceci et "chauffer" le peuple. 

Face à ce déferlement d’insultes, la porte-parole de la police Fédérale apportait quelques précisions ce vendredi soir. "Je dois admettre que sur ce coup, ça ne va pas aider les policiers. Ils travaillent déjà toute la journée dans des conditions et un climat difficile. Le soir, une fois rentrés chez eux, ils lisent des propos désagréables à leur encontre. Ils reçoivent à nouveau un coup sur la tête, au moral. La liberté d’expression a ses limites et il faut éviter des insultes ou menaces via les réseaux sociaux. On essaye de les filtrer et des les supprimer, quand cela va trop loin. Ici, nous avons seulement diffusé un avis de recherche, car cela nous a été demandé par le Parquet. Ce n’était pas, à la base, de notre initiative", explique ainsi Jana Verdegem. 

Pour éviter à l’avenir que de telles publications ne prennent autant d’ampleur, elle nous confirme que ce sujet sera abordé dans les prochains jours au sein de la cellule communication de la Police. Histoire de, peut-être, justement "revoir", cette communication…

© D.R.