Dans une maison de repos de Borsbeek, situé dans la province d'Anvers, cinq résidents et membres du personnel ont été infectés par le variant indien. L'un des résidents contaminé, qui avait pourtant été vacciné, est décédé. À Bruxelles, des échantillons ont également révélé la présence du variant indien parmi des tests positifs.

Ce qui inquiète quelque peu les virologues, dont Johan Neyts. "Il est probablement plus répandu dans notre pays que nous ne le pensons, même s'il n'est pas encore très présent. Parmi les 29 cas détectés à Anvers et Bruxelles, nous pouvons lier la moitié d'entre eux avec l'Inde, mais pas encore pour l'autre moitié. Cela signifie que le variante circule, mais probablement pas beaucoup", confie le professeur à la VRT.

Le virologue déplore la mauvaise gestion des autorités indiennes après la première vague. "Nous voyons beaucoup de personnes atteintes du Covid en Inde, mais cela peut probablement être largement lié aux festivals hindous. Après la première vague en 2020, tout était relativement sous contrôle là-bas. Ils pensaient apparemment que c'était résolu et en février et mars, ils ont relâché les rênes. C'est là que le variant a pu se répandre en masse."

Pour lutter contre l'expansion du variant indien, le virologue prône la vaccination. "En travaillant sur base de l'empreinte génétique, nous extrayons des mutations qui se chevauchent avec les variants brésilien et sud-africain. On s'attend à ce que le variant indien soit donc moins sensible au vaccin mais pour le moment, cela ne semble pas être le cas", confie Johan Neyts. 

Ceci dit, l'un des résidents vaccinés est quand même décédé après avoir contracté le Covid sous sa forme indienne. "Imaginez s'il n'y avait pas eu de vaccination. Alors le variant indien se serait répandu comme une traînée de poudre parmi les résidents et le personnel. Il y aurait eu plus d'infections et probablement plus de décès. C'est douloureux car c'est un drame pour les résidents et la famille du patient décédé. Mais nous pouvons probablement expliquer le décès parce que les vaccins ne fonctionnent pas à 100% pour tout le monde", conclut-il.