Ils étaient près de 4.000 mardi à défiler dans les rues de Bruxelles pour manifester leur opposition à la loi de vaccination obligatoire des soignants. Une délégation du Front Commun Syndical a répété aux différents représentants fédéraux qu'il sera impossible de faire appliquer cette loi à partir du 1er janvier 2022.

Seulement, cette loi considérée par les syndicats comme "injuste", "stigmatisante", "inapplicable" et "dangereuse en matière de santé publique", n'entrera pas en application avant le 1er avril. Le 1er janvier est la date à laquelle pourrait être publiée la loi de vaccination obligatoire des soignants. Si le gouvernement ne parvient pas à s'entendre dans les temps, cette loi devrait être publiée dans le courant du mois de janvier.

Ce n'est qu'à compter de cette date de publication que commencera la période de transition. Celle-ci prendra fin au 1er avril, date à laquelle entrera en vigueur la période définitive. "La rétroactivité est tout à fait exclue pour l’entrée en vigueur et ne sera de toute façon pas nécessaire", précise le cabinet de Frank Vandenbroucke (Vooruit), le ministre fédéral de la Santé.

Durant la période transitoire, les soignants qui refuseront de se faire vacciner ne seront pas sanctionnés. Ils devront néanmoins se faire tester régulièrement ou présenter un certificat de rétablissement. Le soignant qui refusera ces obligations aura son contrat suspendu temporairement et passera sous le chômage temporaire corona (allocation égale à 70% du salaire plafonné).

Une fois la phase transitoire passée, au 1er avril 2022, le soignant qui ne sera toujours pas vacciné recevra un avertissement du directeur général Soins de santé du SPF Santé publique. Il devra alors défendre son choix de ne pas être vacciné. Si cette défense ne convainc pas, le soignant perdra son droit d'exercer. Les employés risqueront un licenciement de plein droit, assorti d'un chômage classique, avec maintien de l’ancienneté et des droits.