L'exécutif européen souhaite constituer un portefeuille "le plus large possible", composé de six vaccins différents contre le Covid-19 et la Belgique soutient cette initiative, a-t-il affirmé en commission de la Santé de la Chambre en réponse à de très nombreuses questions de députés.

La Commission s'est lancée depuis juin dans des discussions avec un éventail de firmes pharmaceutiques développant des vaccins contre le coronavirus SARS-CoV2, dans le but de conclure des accords d'achat anticipé couvrant un portefeuille varié de vaccins aux technologies différentes. Ils sont destinés aux États membres et à des pays tiers.

Six vaccins se retrouvent actuellement dans ce portefeuille, a précisé M. Vandenbroucke (sp.a), en énumérant les groupes pharmaceutiques concernés: l'américain Johnson & Johnson (via sa filiale Janssen Pharmaceutica NV), Sanofi-GSK, l'allemand CureVac, les biotechs allemande BioNtech et américaine Moderna ainsi que le géant anglo-suédois AstraZeneca.

Ces vaccins devront toutefois obtenir une licence européenne à la suite d'une analyse de risque pour être commercialisés sur le marché européen, a souligné le ministre.

Il a toutefois souligné que l'accord passé avec la Commission européenne entraînait une obligation d'achat pour les vaccins auprès de Johnson & Johnson et d'AstraZeneca - ce qui n'est pas le cas du contrat conclu avec Sanofi-GSK.

Six millions et demi de doses ont été prévues dans le contrat avec AstraZeneca. Les premières livraisons "si tout se déroule bien", doivent intervenir au premier trimestre 2021, a dit le ministre.

Quant à Johnson & Johnson, le groupe pharmaceutique doit fournir cinq millions de doses, à livrer en plusieurs phases.