"Nous n’avons pas encore le recul nécessaire pour prouver la fiabilité de ce vaccin. Un vaccin doit faire ses preuves. Avec d’autres collègues, nous nous laissons donc un peu de temps vis-à-vis de cela", explique la quadragénaire.

Seule et mère de deux enfants, elle préfère ne prendre "aucun risque et être là pour eux".

Véronique s’interroge également sur la fiabilité de ces vaccins. "La rapidité avec laquelle les vaccins ont été élaborés m’intrigue un petit peu. Est-ce que toutes les étapes ont été respectées ? Est-ce que leur fabrication n’a pas été bâclée ? Je ne suis pas réfractaire à 100 %, mais je me pose des questions", se demande-t-elle. Et puis, la pression sociale subie par le personnel soignant pèse sur leurs épaules. "On sent que ce n’est pas une obligation, mais que c’est fortement recommandé par nos supérieurs", ajoute la soignante. "On sait très bien que c’est notre rôle de protéger nos aînés, mais laissons tout de même un peu plus de recul", répète Véronique.