Ce n’est pas encore cette semaine que le gouvernement annoncera l’abandon du baromètre Covid ou un retour en code orange. Il avait été annoncé que le Comité de concertation devait se réunir vendredi 22 avril pour décider d’un éventuel changement de phase de gestion épidémiologique, mais cette réunion a été reportée à une date qui doit encore être déterminée, nous indiquent lundi plusieurs sources fédérales, confirmant une information de Sudinfo. "Tout le monde s’emballe, mais la date du 22 avril n’avait jamais été confirmée", désembraie l’une d’elles.

En coulisse, le fait de repousser la date à plus tard est considéré comme logique "dans la mesure où la situation sanitaire n’est pas très bonne". Plusieurs membres de la Vivaldi jugent qu’il n’y a pas de raison d’assouplir les mesures dans l’immédiat au vu de l’évolution de la situation épidémiologique en Belgique. "On pense ici qu’il est légitime de rester en code jaune", nous dit-on.

Dans son dernier bulletin épidémiologique, Sciensano rapporte que le nombre de nouveaux cas de contaminations au Covid-19 continue de diminuer (- 11 %) au cours de la période du 5 au 11 avril 2022 comparé à la période précédente de sept jours. L’organisme fédéral précise que le nombre de nouvelles hospitalisations (+ 3 %) ainsi que le nombre de lits occupés en soins intensif (+ 5 %) sont restés stables au cours de la période du 8 au 14 avril, comparé à la période précédente de sept jours.

Rappelons que pour être en code jaune, il faut que les nouvelles hospitalisations par jour soient inférieures à 65 et que l’occupation en soins intensifs soit inférieure à 300 lits. Vendredi, Sciensano annonçait plus de 220 entrées quotidiennes à l’hôpital - ce qui peut valoir un passage en code orange -, mais une occupation des lits en USI à 183, un niveau de code jaune. Cette situation relativement stable ne justifie visiblement pas d’opérer de véritable changement aux yeux du gouvernement.