Les acteurs de l'enseignement ont rencontré en fin de matinée la ministre de l'Éducation Caroline Désir, mais aucune communication n'était prévue dans l'attente du Comité de concertation de ce mercredi, contrairement à ce qu'a choisi de faire le ministre flamand compétent Ben Weyts (N-VA).

Ce dernier avait annoncé dès lundi que l'enseignement primaire en Flandre, ainsi que le premier degré du secondaire, bénéficieront d'un enseignement en présentiel à 100% dès le 19 avril, soit la rentrée après les vacances de Pâques, pendant que les élèves des deuxième et troisième degrés du secondaire recevront un enseignement partiellement en présentiel.

Plus question donc d'une réouverture à 100% comme espéré lorsque, le 24 mars dernier, le Comité de concertation avait décidé de temporiser le déconfinement. Deux semaines et demie plus tard, les chiffres ont certes diminué, mais pas beaucoup, faisait-on observer. Ce mercredi, de nouvelles règles de port du masque pourraient toucher des tranches d'âge plus basses. Difficile désormais de soutenir que la circulation du virus est de la faute des écoles, glisse une source. L'enseignement, ajoute-t-on, interpréterait difficilement une réouverture des terrasses alors que l'école reste restreinte.

La réouverture de l'horeca au 1er mai est en effet attendue par le secteur, mais elle pourrait elle aussi subir une temporisation. Sur Bel-RTL, le député Denis Ducarme (MR) a réclamé au minimum une réouverture phasée à partir du 1er mai, entendez d'abord les terrasses. La Libre évoquait pour ce faire le samedi 8 mai. Les métiers de contact non médicaux, qui ont dû refermer leurs portes à l'issue du dernier "Codeco", sont eux aussi dans l'expectative.

Quant à l'interdiction de voyages non essentiels qui arrive à échéance ce 18 avril, l'accord de coopération sur l'application de la quarantaine et du testing des voyageurs a fait le tour des parlements du pays, ouvrant la porte à une levée de cette mesure critiquée par la Commission européenne.