Dès le mois de mai, Rudi Vervoort succédera à Charles Picqué, au poste de ministre-président de la Région bruxelloise

BRUXELLES C’était en mai 2011. Dans son traditionnel discours de la Fête de l’Iris, Charles Picqué avait annoncé son départ de la ministre-présidence bruxelloise. Quand ? On avait évoqué les élections communales ou les régionales de 2014. Et qui pour le remplacer ? Plusieurs noms avaient circulé à l’époque : Philippe Close, Laurette Onkelinx, Yvan Mayeur, Marie Arena.

Épilogue de cette succession : le passage de flambeau se fera finalement lors de la Fête de l’Iris, les week-ends des 4 et 5 mai. Entre Charles Picqué et… Rudi Vervoort, actuel président du PS bruxellois.

Cette passation des pouvoirs était déjà dans l’air mais on vous imagine satisfait que ce soit désormais officialisé.

“Oui, je suis heureux de cette confiance. Heureux de ce très beau défi. Ça me permettra désormais d’avoir un discours clair vis-à-vis de la succession.”

Vous, à la ministre-présidence. Laurette Onkelinx qui vous remplace, officiellement provisoirement. C’est une stratégie qui répond à l’offensive libérale et à l’arrivée de Didier Reynders, à Bruxelles.

“Chacun est libre de faire ses interprétations et commentaires. On a analysé l’évolution de la situation et la manière dont le scrutin de 2014 se déroulerait. Un scrutin majeur, à tous les niveaux de pouvoir et à la lueur notamment du discours de la N-VA. Reynders a été l’un des paramètres mais loin d’être le seul. Et il nous fallait clarifier les enjeux et le casting. Je ne souhaitais pas cumuler les fonctions et je voulais prendre la responsabilité de me consacrer pleinement à la ministre-présidence bruxelloise.”

Dès le mois de mai, quelles sont les priorités que vous mettrez sur la table ?

“Je succède à quelqu’un qui pilote la Région depuis 18 ans. Je compte donc assurer une continuité dans la fonction. Ensuite, j’ai une expérience dans la gestion bruxelloise depuis de très nombreuses années. J’ai négocié l’accord de majorité. Mon rôle sera d’être le garant du respect de cet accord. Il faudra faire les meilleurs choix en matière de gestion et de modèle de gestion, répondre aux attentes des Bruxellois; en matière de logement, d’emploi, etc. sans qu’ils soient victimes ou otages de la complexité de notre Région.”



© La Dernière Heure 2013