Mercredi, le tribunal de première instance de Bruxelles communiquait son jugement sur les mesures de restrictions actuellement en place: elles sont illégales. Pour autant, celles-ci seront-elles levées dans un avenir proche ? Rien n'est moins sûr si l'en en croit le ministre de la Justice: "Les mesures restent en vigueur, il y a encore des poursuites pénales et il n’y a pas d’astreinte. On va passer en appel et continuer à travailler sur la loi Pandémie", explique M. Van Quickenborne.

Il ajoute par ailleurs que "d’autres décisions ont été prises par le passé et que le Conseil d’État a décidé qu’il y avait une base légale à plusieurs reprises": "On essaiera de convaincre la cour d’appel de Bruxelles de prendre une décision dans les 30 jours", avance-t-il.

Vincent Van Quickenborne se prononce également sur la suite de la procédure: "A part aller en appel, on va mettre en place la Loi Pandémie et voter cette loi après les vacances de Pâques. Hier, on a pris connaissance de cette décision, il y a déjà eu des déclarations au Parlement. Aujourd’hui, on a le débat avec le Premier ministre au Parlement."

"Pas impressionné"

Dans un entretien accordé à De Morgen, Frank Vandenbroucke s’est dit "pas impressionné" par la décision du Tribunal de première instance: "Il faudra appliquer les mesures strictement. Aussi bien collectivement qu’individuellement. Cela ne fonctionnera pas autrement", martèle-t-il.

Le ministre de la Santé reconnaît cependant que la situation est difficile pour les Belges: "Je sais que c’est exténuant et que tout le monde en a assez. Mais il faut se mettre à la place des gens qui travaillent dans les hôpitaux. Ce qu’ils font est épuisant. Il en est de même pour les généralistes."