Même si beaucoup la quittent, l’armée reste un des plus gros recruteurs.

Ces dernières années, la Défense a fait énormément d’efforts pour séduire les jeunes, afin de compenser les nombreux départs à la retraite. La moyenne d’âge à l’armée étant de 42 ans, elle doit faire peau neuve. D’ailleurs, de nombreux postes sont vacants à la Défense : 1.170 en 2017 et 1.570 en 2018.

À l’armée, le salaire dépend bien évidemment du grade. Un soldat célibataire, sans enfant et qui a deux ans d’ancienneté touche mensuellement 1.568,98 euros net. À conditions égales, son supérieur sous-officier empoche 105,32 euros de plus, soit 1.674,30 euros net par mois. Au salaire mensuel, il faut encore ajouter des primes pour les prestations de longue durée ou de week-end et les allocations pour les missions à l’étranger. Certains corps de métiers, comme les plongeurs, les démineurs, les pilotes, les contrôleurs aériens et les paracommandos reçoivent également une "prime de fonction spécifique". Par exemple, selon leurs qualifications, les paracommandos reçoivent une prime mensuelle allant de 176,92 euros à 466,44 euros brut.

De manière générale, les jeunes recrues considèrent être bien payées. Chez les plus âgés, l’opinion générale est par contre radicalement différente. Un sentiment qu’illustre un document que la DH a pu consulter.

Selon celui-ci , le salaire annuel le plus bas (brut et non-indexé) est de 14.196,13 euros. Il s’agit du salaire que touche un soldat âgé de 18 ans, qui peut accéder à ce poste avec un diplôme de l’enseignement primaire. Le plus haut salaire revient à un colonel âgé de 56 ans. Celui-ci touche 53.579,73 euros (brut et non-indexé). Les salaires des haut-gradés n’étaient pas repris dans ce document.

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