Les 80 000 premières doses du vaccin du groupe pharmaceutique britannico-suédois ont été livrées à la Belgique ce week-end et seront administrées dès cette semaine.

En février, 443 000 doses du vaccin AstraZeneca sont attendues en Belgique. "Mais les livraisons ultérieures ne sont pas encore confirmées. Les problèmes d’approvisionnement d’AstraZeneca (en Europe) sont notoires et il faut tenir compte du fait que les problèmes de production peuvent encore durer un certain temps", précise le Conseil supérieur de la Santé. Selon le président de la task force vaccination, seules les deux premières livraisons ont été définitivement confirmées par AstraZeneca. La première sera notamment utilisée, dès la mi-février, pour administrer une première dose aux policiers des unités d’intervention, a précisé la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden dans un communiqué.

Et les données scientifiques disponibles sont actuellement insuffisantes pour évaluer l’efficacité du vaccin AstraZeneca chez les personnes à partir de 56 ans. Par conséquent, en attendant des données plus solides, le Conseil supérieur recommande que les 443 000 vaccins AstraZeneca qui seront bientôt livrés dans notre pays soient provisoirement réservés aux adultes âgés jusqu’à 55 ans.

Les études cliniques montrent que celui-ci, qui est également administré en 2 doses, est efficace contre le Covid-19 chez les personnes de 18 à 55 ans. Dans ce groupe, une protection de plus de 70 % a été observée à partir de 15 jours après la deuxième dose, si celle-ci est administrée entre 8 à 12 semaines après la première injection. L’administration de la deuxième dose 12 semaines après la première injection offre même une protection pouvant dépasser 70 %. Ce schéma de vaccination est par conséquent recommandé.

Ainsi, à partir de la mi-février, l’injection du vaccin AZ commencera pour le plus grand nombre de personnes possible au sein des groupes suivants, dans cet ordre :

Les professionnels des soins de santé de 18 à 55 ans (environ 200 000 personnes).

Les résidents et le personnel (18-55 ans) des autres institutions de soins collectifs, telles que les centres de revalidation, les institutions psychiatriques ou encore le personnel des institutions résidentielles de protection de l’Enfance et de la Jeunesse. Cela peut coïncider avec la vaccination des plus de 55 ans avec les vaccins Pfizer et Moderna au sein de ces établissements.

Les groupes à risque présentant des comorbidités (18-55 ans), par ordre d’âge décroissant (entre 500 000 et 1 000 000 de personnes), conformément à l’avis récent du Conseil supérieur de la Santé. Les personnes souffrant de troubles immunitaires ou traitées avec des immunosuppresseurs font exception, elles seront vaccinées avec les vaccins Pfizer ou Moderna, tout comme les patients à risque de plus de 55 ans.

Et les 18-55 ans dans les forces de police, donc les unités d’intervention sur le terrain au sein de la police.