Mais que va-t-il figurer au menu des discussions?

Les voyages en priorité

Un des thèmes principaux de la réunion concernera les vacances et les conditions dans lesquelles les citoyens pourront voyager durant l'été. Le 1er juillet doit entrer en vigueur le certificat covid européen qui permettra de voyager au sein de l'UE, fruit d'un accord entre les États membres le 21 mai. Pourront le détenir les personnes vaccinées contre le covid-19, celles disposant d'un test PCR négatif daté de moins de 72 heures ou d'un test antigénique négatif réalisé moins de 24 heures auparavant, ainsi que les personnes qui disposent d'anticorps parce qu'elles ont été contaminées jusqu'à six mois auparavant.

La Belgique doit déterminer les modalités de mise en oeuvre du système sur son territoire, notamment qui peut être considéré comme vacciné (à partir de la première ou de la deuxième dose) et comment les tests PCR seront offerts. Jeudi à la Chambre, le Premier ministre, Alexander De Croo, et le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, ont fait savoir qu'ils proposeraient d'offrir deux tests gratuits pour les personnes qui n'ont pas encore eu la possibilité de se faire vacciner. Pas question cependant pour eux d'une gratuité totale des tests PCR dès lors que des gens ont eu l'occasion de se faire vacciner et ne l'ont pas saisie.

Un plafond pour les grands événements

La DH a appris milieu de semaine que figurait sur la table du Codeco l’instauration d’un plafond de fréquentation pour les grands événements estivaux. En principe, du 13 août au 30 septembre, les festivals Pukkelpop et Tomorrowland ainsi que le Grand Prix de F1 de Francorchamps n’étaient soumis à aucune limitation du nombre de spectateurs. Seul le “Covid Safe Ticket” (la version belge du Coronapass européen, basé sur une preuve de vaccination ou un test PCR négatif) était requis.

Toutefois, voyant venir avec inquiétude ces rassemblements de masse, les autorités du Limbourg (où se tient le Pukkelpop) et les autorités de la Province d’Anvers (où se tient Tomorrowland) ont souhaité un peu moins d’ambition. Pourquoi ? En raison de la pression supplémentaire qui sera exercée sur les services de soins intensifs, déjà surchargés, à l’occasion de ces événements (comas éthyliques, etc.). Si un plafond de 50 000 personnes était fixé vendredi, cela pourrait avoir un impact important. Tomorrowland, par exemple, réunit 200 000 festivaliers par week-end.

La confirmation des assouplissements annoncés

Pour le reste, il n'y a en principe pas de nouvel assouplissement à attendre. Le 11 mai, les différents gouvernements avaient pris diverses dispositions en vue du 9 juin pour permettre, par exemple, la réouverture en salle de l'horeca ou des lieux culturels, des salles de fitness, des cinémas... si les chiffres avaient évolué dans le bon sens. Il s'agissait notamment de passer en dessous du seuil de 500 malades du covid en soins intensifs. L'objectif est dépassé puisque l'institut de santé publique Sciensano recensait ce vendredi 364 cas. Ces assouplissements seront donc confirmés.

Ce qui pourrait encore changer, notamment dans l'Horeca

Dans les différents gouvernements, certains ministres se sont toutefois exprimés en faveur de quelques assouplissements supplémentaires. Le ministre fédéral des Indépendants David Clarinval avait ainsi évoqué en début de semaine un retour du plexiglas en terrasse pour " permettre une meilleure rentabilité des restaurants". Au vu des chiffres rassurants et de la vaccination, le libéral trouve également " beaucoup trop strict" la règle   des deux personnes pouvant faire leur shopping ensemble. "O n est en mesure de pouvoir améliorer tout cela" , avait-il indiqué.

Le ministre-président flamand Jan Jambon souhaite, tout comme David Clarinval, uniformiser les heures de fermeture à l'intérieur et à l'extérieur pour l'Horeca. Pour l'instant, la règle attendue à partir du 9 juin est toujours une fermeture à 22h en intérieur et 23h30 en extérieur.

Le ministre-président wallon Elio Di Rupo voudrait quant à lui autoriser les hôtels à servir un petit déjeuner à partir de 6h. Les ouvertures sont en effet autorisées pour l'instant à 8h. Mais selon Pierre-Yves Dermagnes, ministre de l'Economie, qui s'est confié à La Première ce vendredi matin , cette avancée à 6h du matin pour les hôtels serait déjà validée.