La stratégie vaccinale est en marche. Malgré certaines polémiques, les experts fondent énormément d'espoir sur les vaccins afin de permettre à la population de revivre une vie normale. Seulement, il faudra être patient. Mais pas trop non plus selon Yves Coppieters. Dans le Knack, l’épidémiologiste a affirmé que nous verrions des changements dans les deux mois à venir.

“Une fois que les plus de 65 ans auront également été vaccinés, nous parlons de la phase qui commence en mars, nous serons dans une situation complètement différente. Les indicateurs sur lesquels nous basons le maintien des restrictions sanitaires vont changer radicalement, tout comme le mode de fonctionnement de la société”, estime-t-il dans le magazine flamand.

Si l'acheminement des doses et le plan de bataille se déroulent comme prévu, ce seront les personnes âgées de 65 ans et plus qui devraient être vaccinées à cette date. Un moment clé qui pourrait permettre l'assouplissement des mesures sanitaires et la diminution des admissions à l'hôpital. “Même si le virus continue à circuler et que le variant Britannique progresse car le vaccin Pfizer paraît efficace pour le contrer” affirme l'épidémiologiste.

En plus de Pfizer et Moderna, l'arrivée du vaccin AstraZeneca au printemps devrait également accélérer le rythme de la campagne. Ainsi que celle annoncée du vaccin Johnson & Johnson. 

La clé de la campagne se situe exactement au niveau du système hospitalier. “Dès que vous êtes certain que les patients atteints de la Covid-19 ne feront plus déborder les hôpitaux, vous pouvez autoriser presque toutes les activités, à l’exception des événements de masse comme les festivals, par exemple. Sous réserve, évidemment, du respect des protocoles sanitaires et des règles de base telles que le lavage des mains et le maintien de la distance."

Un message enthousiaste afin de remobiliser la population et de concentrer les efforts dans la dernière bataille. “Il serait judicieux d’apporter à la population un message d’espoir et de lui faire comprendre que l’amélioration et la normalisation de notre vie sont directement liées au nombre de personnes vaccinées", estime le professeur de l’ULB. “Ce n’est pas donner de faux espoirs aux gens, c’est la réalité.”