Pour Yves Coppieters, épidémiologiste et professeur à l’ULB, la situation que nous vivons est tout à fait différente de celle connue l’an dernier. " Nous avons des stratégies qui fonctionnent. On avance également dans la vaccination des plus fragiles. Et on gagnera beaucoup en matière de testing si on utilise davantage les autotests, pointe-t-il. Il faut ajouter à cela le fait qu’avec la reprise des beaux jours, la situation devrait s’améliorer. Ce n’est pas automatique, même si la reprise d’activités extérieures doit diminuer les contaminations. Parallèlement, on se trouve face à des variants du virus plus contagieux. On trouve dans les unités de soins intensifs des patients plus jeunes que lors de la première vague, avec une durée de séjour plus longue. C’est pourquoi des mesures à l’intérieur devront être maintenues. "

Yves Coppieters ne veut pas se lancer dans des prévisions. " On ne sait pas comment vont se passer les prochains mois. Mais il n’y a pas de raisons que l’été 2021 soit plus compliqué que l’été 2020. On est a priori devant des perspectives plus positives qu’en 2020, avec la vaccination, ajoute-t-il. On se trouve en période de transition : tant que la couverture vaccinale des plus de 55 ans et des patients atteints de comorbidités n’est pas optimale, donc qu’ils n’ont pas reçu les deux doses, on ne verra pas l’effet. Et si on relâche, on assistera à un rebond, comme en Israël. Il faut être patient. "