"Nous allons prendre des mesures très dures" , a annoncé ce vendredi matin David Clarinval (MR). Mais après les annonces du comité de concertation , il semblerait que l'on soit bien loin du reconfinement prôné par certains experts. Si de nouvelles restrictions entrent en vigueur dès ce vendredi concernant les milieux culturels, sportifs ou encore dans l'enseignement supérieur, le gouvernement a décidé d'attendre d'évaluer l'impact des mesures de vendredi dernier avant d'aller plus loin. Une décision qu'a regrettée Yves Coppieters. "On est face à l'inconnu, mais est-ce que la décision politique qui est prise est suffisamment efficace ? Je ne suis vraiment pas sûr" , a estimé le professeur de santé publique de l'ULB sur le plateau de la RTBF.  "On attendait des mesures fortes pendant un mois pour casser une fois pour toute la transmission du virus et la courbe. Je ne pense pas que les règles annoncées aujourd'hui seront suffisantes."

L'expert a ainsi expliqué que seuls trois changements allaient réellement pouvoir avoir un effet sur la courbe des contaminations. "Il s'agit de ceux qui concernent les stades de foot, l'enseignement supérieur et les transports en commun" , a détaillé M. Coppieters. "Mais les autres mesures sont plutôt sous-sectorielles et ne concernent pas toute la population." Il a également ajouté que concernant les universités et hautes écoles, tant que ces établissements seraient ouverts, les jeunes resteront dans leur kot et continueront leurs activités extra-scolaires.

L'épidémiologiste est donc catégorique: "On peut être déçu par ces mesures" "Nous sommes dans une période critique et ils prennent le risque que leurs mesures soient efficaces" , a conclu le professeur de Santé publique. "On le souhaite tous mais ce n'est pas du tout sûr."