Sont-ils encore possible au vu de la situation actuelle ? C'est encore impossible à dire pour le porte-parole interfédéral. "La boule de cristal n’est pas en notre possession, mais à nouveau, nous sommes dans une zone d’incertitude, avec deux directions potentielles", confie-t-il. Avant de détailler: "D'une part, il y a une direction pessimiste, qui ne va pas vers une réaugmentation et une quatrième vague, mais qui va vers un plateau élevé, plus élevé que celui que nous avions connu, et avec un poids difficile à soutenir au long cours. Vous l’aurez compris, une telle évolution rendrait des assouplissements impossibles. D’autre part, il pourrait y avoir une tendance positive, avec un taux d’hospitalisation qui continue de diminuer et qui pourrait même atteindre les 100 hospitalisations par jour, voire moins, au début du mois de mai."

Ce qui, selon Yves Van Laethem, déterminera la possibilité d'éventuels assouplissements est plutôt le comportement de la population durant les prochaines semaines à venir. "Un modèle n’est jamais qu’un modèle et ne peut pas prédire la façon dont nous nous comportons, surtout dans un contexte particulier de fatigue que la population ressent vis-à-vis des mesures actuelles, et donc c’est la manière dont notre comportement va se traduire dans les faits et les mesures de précaution, qui auront un impact dans les chiffres. Les modèles ne sont pas une certitude", conclut-il. 

Pour rappel, un comité de concertation doit avoir lieu la semaine prochaine pour évoquer la rentrée scolaire post-vacances pascales ainsi que de la réouverture de l'Horeca, sans oublier le cas de la culture et des métiers de contact.