Elle a appelé politiques et médias à ne pas céder à une trumpisation du débat. "A l'heure où, la bouche en cœur, nous condamnons les pratiques de Trump, je voudrais que chacun, politiques et médias, nous prenions la mesure de ce que nous distillons dans le débat public, à savoir de fausses informations", a déclaré la ministre Ecolo.

Mme Khattabi fait référence à un article de presse mardi parlant d'une "taxe carbone" et citant le chiffre de 281 euros par an et par ménage, selon une évaluation faite sous le précédent gouvernement. La ministre souligne que "ce scénario n'est pas repris à mon compte dans ma note" de politique générale, qui parle d'une tarification socialement juste dont les revenus seraient entièrement redistribués.

"Nous avons l'ambition d'une fiscalité verte neutre", a-t-elle ajouté en confirmant qu'il n'y aurait pas d'augmentation globale de la fiscalité. "Adapter la fiscalité, ça ne veut pas dire payer plus, mais autrement. Ça veut dire qu'entre deux choix, le plus vertueux vous coûte le moins cher". Pour avantager ce choix alternatif, "c'est de notre responsabilité qu'il y ait des investissements tels, dans la mobilité, dans la SNCB, que les gens ne doivent plus prendre leur voiture".

"Je garantis que la transition écologique sera juste et solidaire, car on sait que les premières victimes du changement climatique sont les plus précarisés", a affirmé Zakia Khattabi.

Dans l'opposition, la N-VA mais aussi le PTB avaient réagi avec virulence à la note de politique de la ministre. Dans la majorité, le président du MR Georges-Louis Bouchez est sorti pour s'opposer à une taxe carbone. La ministre, quant à elle, se dit "surprise de devoir expliquer l'accord de gouvernement à celui qui l'a négocié."