La lettre ouverte a été envoyée à la Première Ministre Sophie Wilmès ainsi qu'aux membres du gouvernement.

Pour beaucoup de travailleurs, la situation actuelle est un désastre. C’est le cas de nombreux indépendants qui se retrouvent sans revenus et subissent de plein fouet la crise économique que notre pays est en train de vivre. C’est pourquoi un groupe réunissant 18 000 indépendants, rassemblés via la page Facebook "INDEPENDANT", a décidé d’adresser une lettre ouverte à la Première Ministre Sophie Wilmès avec une demande "de mesures de soutien plus en phase avec la réalité du terrain".

Pour venir en aide à certaines personnes qui enchaînent les difficultés financières suite au confinement, un groupe de travail a été créé avec des experts comptables, des juristes ou encore des financiers. Résultat : six propositions de solutions concrètes sont sorties de terre et ont été proposées au gouvernement.

Parmi celles-ci, le groupe demande que le droit de passerelle (prestation financière dont bénéficient les indépendants) soit mieux adapté à la situation de chaque indépendant. Pour cela, ils souhaitent que ce droit soit calculé sur la base imposable des cotisations sociales déjà versées. Concernant ces cotisations, le groupe de travail veut qu’elles soient comptabilisées comme payées pour le deuxième trimestre de 2020, pour ceux ayant obtenu ce droit de passerelle.

D’autres propositions sont faites comme celle liée aux loyers que certains professionnels n’arrivent plus à payer en raison de la crise actuelle. "Nous demandons que, pendant la durée du confinement, les loyers professionnels payés à des particuliers soient pris en charge par l’État pour assurer la paix sociale", explique la lettre ouverte. Aussi, le groupe des 18 000 indépendants souhaite qu’aucune amende ou intérêt de retard ne soient demandés en cas de défaut de payement concernant la TVA, les impôts ou les charges sociales.

Depuis le début de la crise, les Régions ont voulu aider les entreprises en difficulté en leur adressant une prime de soutien de 5000 euros. Mais le groupe de travail constate que cette prime n’est malheureusement pas adaptée aux besoins de chaque indépendant. Les signataires de la lettre ouverte souhaitent donc que ce « bonus » soit donné à tous les indépendants mais avec un « montant de prime complémentaire selon différents critères remplis par les bénéficiaires ».

Enfin, le groupe "INDEPENDANT" demande une simplification administrative des démarches permettant d’être aidé mais aussi un soutien des banques à l’égard des indépendants. Les signataires de cette lettre, qui a aussi été envoyée à différents membres du gouvernement fédéral, sont décidés à se faire entendre : "Nous sommes déterminés à obtenir des mesures plus efficaces, plus équitables et plus humaines."

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