En 5 ans, les très hauts salaires ont diminué de 10%

La Vlerick Business School a analysé les hauts salaires de 650 entreprises cotées en bourse.

belga

Les plus hauts salaires des entreprises cotées en bourse ont diminué de quelque 10% depuis 2007, selon une étude menée par l'école de management Vlerick Business School. Le salaire fixe des managers représente 56% de la rémunération totale en 2012, contre 37% en 2007. Cette baisse globale des rémunérations touche plus particulièrement les entreprises cotées au sein de l'indice Bel20 (-11% de 2007 à 2012) et les entreprises en bourse de taille moyenne (-12% sur la même période).

Les petites entreprises cotées en bourse (celles du Bel-Small) ont par contre augmenté le salaire de leurs managers de 31% par rapport à l'époque antérieure à la crise. "Il semblerait que les plus petites entreprises cotées en bourse produisent un effort de rattrapage. Il faut avouer que les différences de salaires entre les entreprises présentes dans le Bel-Small et dans le Bel-Mid étaient relativement importantes", commente le professeur Xavier Baeten.

La part du salaire fixe dans ses rémunérations est passée de 37 à 56% en cinq ans, faisant dès lors chuter la variabilité, comme les rémunérations liées aux actions. En outre, l'étude indique que la hauteur du salaire dépend d'abord de la taille de l'entreprise (pour 68%), ensuite du pays (29%) et enfin des résultats (seulement pour 2,6%).

Par rapport aux pays voisins, les dirigeants d'entreprises les mieux payés se trouvent au Royaume-Uni, avec un salaire médian de 4,71 millions d'euros pour les entreprises ayant un chiffre d'affaires de plus de 5 milliards d'euros. En Belgique, ce salaire médian est de 1,98 million d'euros.

La Vlerick Business School a analysé les hauts salaires de 650 entreprises cotées en bourse en Belgique, en France, aux Pays-Bas, en Allemagne et au Royaume-Uni.


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