Réforme bancaire: l'avenir dira si le cadre établi n'est pas trop rigide

Test-Achats s'est dite déçue que la proposition du ministre des Finances Koen Geens en faveur d'une modification de la fiscalité de l'épargne n'ait pas été retenue.

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Réforme bancaire: l'avenir dira si le cadre établi n'est pas trop rigide
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L'avenir dira si le cadre établi par la nouvelle réforme bancaire n'est pas trop rigide, a indiqué samedi la Fédération belge du secteur financier (Febelfin), après l'accord sur la réforme conclu vendredi par le gouvernement. 

"L'accord établit un nouveau cadre pour l'activité bancaire en Belgique", commente Michel Vermaerke, président de la Febelfin. "Mais un nouvel élan avait déjà été donné. De nombreuses choses ont été faites ces cinq dernières années dans le secteur en vue de réduire le risque et d'assurer une meilleure protection de l'épargnant."

"Il faut maintenant s'interroger si l'objectif d'un système plus stable est bien atteint", ajoute-t-il. "Et sur ce point, nous avons quelques inquiétudes. On se demande par exemple si les banques belges pourront maintenir leurs capacités à financer des PME et des sociétés orientées à l'export. Nous ne pouvons pas ignorer que nous sommes dans une période de croissance nulle. Est-ce que ce nouveau cadre rigide va nous permettre de saisir les opportunités de créer de la croissance lorsque cela sera à nouveau possible ?"

Le président de Febelfin précise que la réglementation est d'application pour les banques belges mais pas pour les banques de droit étranger. "Et ce alors que nous évoluons tout de même dans un contexte de concurrence internationale."

Toujours à propos de l'accord trouvé vendredi soir, l'association de défense des consommateurs Test-Achats s'est dite déçue que la proposition du ministre des Finances Koen Geens en faveur d'une modification de la fiscalité de l'épargne n'ait pas été retenue.



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