Labille: "Je gagnais bien moins que 290.000 €"

Le ministre des Entreprises publiques dévoile une petite partie de ses rémunérations lorsqu’il était patron des Mutualités socialistes.

Li. B.
Labille: "Je gagnais bien moins que 290.000 €"
©DE TESSIERES

Jean-Pascal Labille (PS) est l’homme politique dont tout le monde parle. Après les départs polémiques de Johnny Thijs (bpost) et de Didier Bellens (Belgacom), le ministre des Entreprises publiques est considéré comme un "homme dangereux" par certains patrons, ou, pour d’autres, comme celui qui aura fait plier les CEO aux salaires "indécents".

On vous a reproché de ne pas donner le salaire que vous aviez comme patron des Mutualités socialistes. À combien s’élevait votre rémunération aux mutualités ?

"La question est curieuse. Je veux bien donner le salaire quand une législation l’impose. Mais on ne va pas tomber dans le voyeurisme. Donc je ne vais pas répondre à votre question. Mais mon salaire était bien en dessous des sommes évoquées pour les patrons des entreprises publiques."

Donc en dessous des 650.000 euros chez Belgacom et bpost ?

"Non, même en dessous du plafond des 290.000 euros… Bien sûr !"

Les bruits qui circulent laissent entendre que vous touchiez 800.000 euros brut par an aux Mutualités socialistes, en ce compris les dizaines de mandats rémunérés que vous aviez avant de devenir ministre.

"Ecoutez, si c’était ça, je démissionne, je m’en vais, je vous laisse… (rires) . Vous devez savoir que pour mon mandat comme président de la SRIW, par exemple, je n’ai même jamais été rémunéré."

Mais pourquoi ne pas donner le montant puisque c’est en dessous du salaire plafond de 290.000 euros des top managers publics nommés récemment (SNCB, Infrabel, etc.) ?

"Ça ne me gênerait pas à titre personnel mais je ne veux pas exposer les collaborateurs de la mutualité à ce genre de choses. Mais c’était sensiblement en dessous des 290.000 euros brut par an. Évidemment… dans mes mandats extérieurs, la plupart n’étaient pas rémunérés. Et ceux qui l’étaient pouvaient l’être de manière très faible. Mais si vous avez 5 euros pour un mandat, vous devez indiquer à la Cour des comptes que c’est un mandat rémunéré… Je n’en fais pas un tabou."

Vous gagnez plus maintenant comme ministre que lorsque vous étiez aux mutualités ?

"Non. Mais ce n’est pas cela qui compte. Je suis bien rémunéré ici, mais ce qui m’importe c’est d’avoir un projet."

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