Agfa veut vendre sa division de plaques d'impression : 187 travailleurs touchés en Belgique

Le groupe d'imagerie Agfa veut de se défaire d'Offset, qui représente près de la moitié de son chiffre d'affaires.

La Libre Eco avec Belga
Après la cession, Agfa restera actif dans le domaine de l'informatique médicale, des équipements et logiciels pour les services de radiologie des hôpitaux et des imprimantes et encres pour applications industrielles.
Après la cession, Agfa restera actif dans le domaine de l'informatique médicale, des équipements et logiciels pour les services de radiologie des hôpitaux et des imprimantes et encres pour applications industrielles. ©Shutterstock

Le projet du groupe d'imagerie Agfa, basé à Anvers, de se défaire d'Offset, sa division internationale de plaques d'impression, concernerait 187 personnes en Belgique, indique-t-on au sein du syndicat socialiste ABVV. A travers le monde, cela toucherait 1 550 travailleurs. Cette division représente près de la moitié du chiffre d'affaires du groupe.

Selon De Tijd et L'Echo, le processus est bien engagé : les candidats repreneurs ont en effet soumis leurs premières propositions de reprise. Le processus de vente en est donc à son deuxième tour. Les candidats acheteurs sont des fonds d'investissement, et non des acteurs industriels.

Le groupe de Mortsel a transféré la division en question dans une entité juridique distincte au début de l'année dernière, ce qui est souvent considéré comme le précurseur d'une vente. Cette division fabrique des plaques d'impression et des technologies de prépresse pour les imprimeries. Dans le monde entier, près de la moitié des imprimeurs de journaux et près des trois quarts des imprimeurs de billets de banque utilisent la technologie d'Agfa.

"Quand est-ce que ce sera notre tour ?"

La semaine dernière, lors de la publication de ses résultats trimestriels, Agfa avait annoncé que le plan destiné à loger sa division Offset dans une structure juridique séparée avançait comme prévu. "Cette opération nous permet d'explorer davantage d'options stratégiques. Nous n'en dirons pas plus", a réagi jeudi la porte-parole du groupe anversois, auprès des deux journaux économiques.

Le chiffre d'affaires d'Offset était de 748 millions d'euros l'année dernière, ce qui correspond à 43% des ventes du groupe Agfa (1,76 milliard). Après la cession, Agfa restera actif dans le domaine de l'informatique médicale (imagerie médicale), des équipements et logiciels pour les services de radiologie des hôpitaux (Radiology Solutions) et des imprimantes et encres pour applications industrielles (Digital Print & Chemicals).

"C'est déjà le deuxième joyau de la couronne à être vendu. C'est de l'argent comptant", réagit Mark Pierssens, du syndicat socialiste ABVV (FGTB). Fin 2019, le groupe avait déjà vendu une grande partie de la division qui fournit des logiciels aux hôpitaux. "Aucun ouvrier ne sera affecté par la vente, mais nous nous inquiétons: quand est-ce que ce sera notre tour?", s'interroge le syndicaliste. "Et que restera-t-il d'Agfa? L'avenir ne semble pas très brillant."

Du côté du BBTK (Setca), le syndicat socialiste des employés, on attend une annonce officielle. Ce sont sans doute les employés qui subiront en premier les effets d'une vente, contrairement aux ouvriers, y redoute-t-on.

La division des plaques d'impression a connu des difficultés ces dernières années. Le comportement de lecture numérique et la crise du coronavirus ont réduit la demande de matériel publicitaire. En conséquence, la division Offset s'est retrouvée dans le rouge en 2020. Cela a provoqué une forte pression de la part des actionnaires.

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